Votre assurance auto a augmenté : d'où ça vient et comment réagir

Publié le 15/09/2026

Sommaire

Votre avis d'échéance arrive, vous l'ouvrez, et le montant a augmenté. Nulle part il n'est écrit pourquoi. Avant de payer sans rien dire ou de partir à la concurrence, séparez deux choses : une partie de cette augmentation vient de votre situation et de votre contrat, l'autre s'applique à tous les assurés. On n'agit pas de la même façon sur les deux, et sur la première, vous avez de la marge.

Commencez par lire votre avis d'échéance

Personne ne le lit en entier, et c'est pourtant votre avis d’échéance qui apporte la réponse.

Voici les éléments que vous devez chercher :

  • Le montant, comparé à celui de l'échéance précédente ;
  • Votre coefficient de bonus-malus : l'assureur est tenu de le faire figurer sur l'avis, avec la cotisation de référence sur laquelle il s'applique et le montant obtenu après application ;
  • Vos franchises, dont les nouveaux montants apparaissent sur l'avis quand ils changent ;
  • La part des impôts et taxes, dont le détail est généralement joint à l'avis, et qui ne dépend ni de vous ni de votre assureur.

Si le coefficient a augmenté, la hausse vient d'un sinistre dont vous étiez responsable. S'il a baissé ou n'a pas changé et que la cotisation monte quand même, elle vient d'ailleurs, et il faut alors regarder comment est calculé le prix de votre assurance.

Bon à savoir

Vous avez la possibilité de contester une cotisation si elle repose sur une information fausse, un bonus-malus mal appliqué ou un renseignement inexact (Source : service-public.gouv.fr).

Augmentation de l'assurance auto : ce qui vient de votre situation

Parfois, votre cotisation d’assurance auto augmente, du fait d’un changement dans votre situation.

Un sinistre responsable, par exemple, majore votre coefficient de 25 %. La majoration s'applique à l'échéance annuelle suivante, et la période prise en compte s'arrête deux mois avant celle-ci : un accident récent peut donc ne se voir que l'année d'après. Pour savoir où vous en êtes, voici comment connaître votre coefficient de bonus-malus.

Un déménagement joue aussi : la zone géographique de circulation ou de garage compte parmi les critères de tarification (Source : service-public.gouv.fr).

Un changement dans le mode de stationnement compte également : une voiture qui dort dans un box fermé est moins exposée qu'une voiture garée dans la rue.

Même chose pour le nombre de conducteurs autorisés, et pour l'usage déclaré si vos trajets sont devenus professionnels.

Déménagement, conducteur supplémentaire, changement d'usage : ces déclarations ne sont pas facultatives. Elles se font généralement dans les 15 jours. Pour en savoir plus, consultez la rubrique de vos conditions générales consacrée aux déclarations en cours de contrat.

Hausse de l'assurance auto : ce qui s'applique à tous les assurés

Tout ce qui ne dépend ni de votre situation ni de votre contrat ne se négocie pas.

Le tarif de l'assurance auto n'est pas réglementé : il est librement fixé par les assureurs, qui s'appuient « notamment sur des statistiques portant sur le nombre et le coût des accidents » (Source : service-public.gouv.fr). Quand ces statistiques se dégradent, tous les contrats suivent : réparations plus coûteuses, l'électronique embarquée qui augmente le prix de chaque pièce ; sinistres climatiques plus fréquents ; vols de véhicules et de pièces à un niveau élevé.

S'y ajoutent les taxes qui, comme le précise service-public.gouv.fr, « peuvent évoluer indépendamment du tarif de l'assureur ».

Cette distinction est essentielle, car elle décide de ce que vous pouvez faire face à la hausse.

Selon les contrats, une augmentation décidée par l'assureur ouvre une faculté de résiliation, là où une hausse venant du malus ou des pouvoirs publics n'en ouvre aucune. Vous pouvez le vérifier dans la rubrique de vos conditions générales consacrée à la cotisation.

Voici un tableau récapitulatif pour vous aider à y voir plus clair :

Origine de la hausse

Exemples

Avez-vous prise dessus ?

Votre situation

Sinistre responsable et malus, déménagement, nouveau conducteur, changement d'usage

Oui en partie : le malus s'efface avec le temps, le reste se déclare et se discute

Votre contrat

Garanties devenues surdimensionnées, franchises très basses, options oubliées

Oui, directement

Le marché

Coût des réparations, sinistralité, vols, taxes

Non, mais on peut en amortir l'effet

Ajuster ses garanties à la valeur réelle du véhicule

Une voiture perd de la valeur, pas les garanties qui la couvrent.

Au bout de quelques années, il faut comparer deux chiffres : ce que vous coûte chaque année la garantie qui indemnise vos propres dommages, et ce qu'elle vous verserait en cas de destruction du véhicule (s’il est déclaré économiquement irréparable par exemple). Car l'indemnisation porte sur la valeur du véhicule au jour du sinistre, estimée par un expert, pas sur son prix d'achat.

Revoir sa formule est donc un vrai levier, à condition d'en poser la contrepartie : descendre en gamme, c'est accepter de ne plus être indemnisé pour les dommages subis par votre véhicule quand personne d'autre n'est responsable. Si vous remboursez encore un crédit sur ce véhicule, ou si vous ne pourriez pas le remplacer de votre poche, mieux vaut garder la garantie et chercher l'économie ailleurs.

Revoir l'usage et le kilométrage déclarés

Le kilométrage annuel et l'usage du véhicule comptent parmi les critères de tarification (Source : service-public.gouv.fr). Or ces déclarations datent de la souscription et ne bougent plus, alors que la vie, elle, a évolué : télétravail, retraite, second véhicule, etc.

Sachez que vous pouvez demander une baisse de votre cotisation lorsque le risque assuré diminue, par exemple en cas d'usage réduit du véhicule ou de diminution du nombre de conducteurs. Si l'assureur refuse, vous restez libre de résilier (Source : service-public.gouv.fr).

Attention toutefois, la déclaration doit être exacte. Annoncer moins de kilomètres que la réalité se paie le jour du sinistre, l'indemnité étant réduite en proportion de l'écart entre la cotisation payée et celle qui était due (Source : article L113-9 du Code des assurances).

Augmenter sa franchise pour faire baisser sa cotisation

C'est le levier le plus efficace.

Tout tient au fonctionnement de la franchise auto : c'est le curseur qui partage le risque entre vous et votre assureur. Donc relever le montant de la franchise, c'est payer moins cher tous les mois mais c’est aussi accepter de payer plus cher le jour du sinistre. À l'inverse, une franchise très basse se paie par une cotisation plus élevée.

Le montant de vos franchises figure à vos conditions particulières, et il se modifie comme le reste du contrat : par une demande écrite. C'est à la souscription que la marge est la plus grande, mais le changement reste possible en cours de route, sous réserve de l'accord de votre assureur.

Faire jouer la concurrence, en dernier recours

Si rien n'aboutit, comparer les offres reste possible, et changer d'assureur aussi, à condition de savoir changer d'assurance auto sans mauvaise surprise. Un point à connaître avant de partir : votre coefficient de bonus-malus est transféré au nouveau contrat. Un malus ne s'efface pas en changeant d’assurance auto, il s'efface avec le temps.

Avant de changer d'assureur

Un contrat moins cher cache souvent des garanties plus faibles ou des franchises plus élevées. Mettez les deux tableaux de garanties côte à côte et comparez ligne à ligne, pas seulement le prix. Pensez aussi à demander votre relevé d'information : le nouvel assureur vous le réclamera.

Le dilemme franchise / cotisation, résolu

Le levier le plus efficace pour baisser votre cotisation est aussi le plus inconfortable : accepter une franchise plus élevée, en espérant ne pas avoir de sinistre. Sauf s'il existe un moyen d'en amortir la contrepartie.

La démarche se fait en deux temps :

  • Vous relevez votre franchise chez votre assureur, et votre cotisation s'allège toute l'année.
  • Puis, le jour du sinistre, cette franchise vous est remboursée : vous gardez la baisse de cotisation sans payer la franchise.

Et c’est là qu’intervient une complémentaire auto. Roole n'est pas un assureur et ne fixe pas votre tarif : il se place après votre assureur, sur la franchise qu'il vous laisse. C'est ce qui vous permet de relever votre franchise sans redouter le jour du sinistre.

Avec le Pack Zéro Franchise, cette franchise peut vous être remboursée jusqu'à 500 €, sous conditions. Attention toutefois : si vous acceptez une franchise plus élevée que ce plafond, la différence reste à votre charge.

Les sinistres concernés sont ceux prévus au contrat : accident responsable, accident non responsable sans tiers identifié, vandalisme, bris de glace ou choc en stationnement, la liste complète figurant aux conditions générales.

Si votre véhicule est garanti uniquement au tiers, une aide aux réparations prend le relais, jusqu'à 500 € également, sur une liste plus courte. Une fois votre dossier validé, le remboursement intervient sous 48 heures.

Baissez votre cotisation, gardez votre protection.

Pourquoi adhérer au Pack Zéro Franchise

Parce que l'adhésion est sans engagement et résiliable à tout moment.

Mais aussi, parce que le Pack Zéro Franchise ne touche pas à votre contrat d'assurance auto : vous n’avez rien à résilier, ni aucune garantie à modifier.

Et enfin, parce qu’il n'est pas rattaché à un assureur en particulier : si vous finissez par changer d'assureur, votre adhésion continue, tant que votre nouveau contrat comporte les garanties exigées par les conditions générales. La protection ne se perd pas en route.

Adhérez en quelques minutes, sans rien changer à votre assurance.

FAQ : Questions fréquentes sur le sujet

1. Pourquoi mon assurance auto augmente-t-elle alors que je n'ai pas eu de sinistre ?

Parce qu'une partie de la cotisation ne dépend pas de vous : le tarif est librement fixé par les assureurs à partir du nombre et du coût des accidents constatés, et les taxes évoluent de leur côté. Sans sinistre, vous êtes protégé du malus, jamais de la hausse générale du marché.

2. Peut-on refuser une augmentation de sa cotisation ?

Ça dépend. Si le contrat ne prévoit pas de clause d'indexation, vous pouvez refuser l'augmentation demandée par l'assureur (Source : service-public.gouv.fr). Et selon les contrats, une majoration décidée par l'assureur ouvre un droit de résiliation dans les 30 jours.

3. Comment faire baisser son assurance auto sans changer d'assureur ?

En agissant sur ce que vous avez déclaré et sur ce que vous avez souscrit : ajuster les garanties à la valeur réelle du véhicule, mettre à jour l'usage et le kilométrage, relever le niveau de franchise.

Une baisse se demande dès que le risque assuré diminue.

4. Augmenter sa franchise fait-il vraiment baisser la cotisation ?

Oui, c'est le principe même de la franchise : elle répartit le risque entre l'assuré et l'assureur, et en supporter une part plus grande allège la cotisation. La contrepartie est réelle : le reste à charge est plus lourd le jour du sinistre.

5. Combien de temps un malus fait-il augmenter la prime ?

Le malus n'est pas définitif : chaque année sans sinistre responsable fait redescendre le coefficient, et après une période sans accroc il ne peut plus dépasser celui de départ. Le rythme est fixé par une clause réglementaire identique chez tous les assureurs.

6. Un déménagement peut-il augmenter mon assurance ?

Oui. La zone géographique de circulation ou de garage compte parmi les critères de tarification (Source : service-public.gouv.fr). Un déménagement se déclare, et votre assureur peut alors proposer une nouvelle cotisation, à la hausse comme à la baisse.

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