Assurance vieille voiture : au tiers ou tous risques ?

Publié le 22/08/2026

Sommaire

Douze ans, 190 000 km, et pourtant, votre voiture démarre au quart de tour. Le problème n’est pas mécanique : c’est la ligne « assurance vieille voiture » de votre budget, qui n’a pas baissé au rythme de la cote de votre véhicule. Vous payez toujours une formule tous risques pour une voiture qui, sur le marché de l’occasion, n’a peut-être plus de grande valeur. D’où la question qui revient à chaque échéance : vaut-il mieux rester en tous risques, ou passer au tiers et récupérer la différence, quitte à prendre les réparations en charge seul le jour où ça tourne mal ? Voici ce que couvre réellement chaque formule, les critères pour trancher, et comment rester protégé même en décidant d’économiser.

Vieille voiture : de quoi parle-t-on (et de quoi on ne parle pas) ?

Il n’existe pas de définition légale, seulement une définition d’usage. Une vieille voiture, c’est une voiture de plus de 10 ans qui roule tous les jours : pour des trajets domicile-travail, pour emmener les enfants à l’école ou encore pour aller faire les courses. Elle a un carnet d’entretien suivi, et sa valeur de revente a fondu bien plus vite que sa capacité à rouler.

Cette décote se répercute directement sur votre couverture : chaque année qui passe, le maximum que votre assureur pourrait vous verser diminue. C’est ce qui pousse souvent à assurer une vieille voiture autrement.

Bon à savoir

Une vieille voiture ne doit pas être confondue avec une voiture de collection. La voiture de collection relève d’une autre logique, celle d’un véhicule de 30 ans ou plus, qui n’est plus produit et n’a pas subi de modification de ses caractéristiques techniques, avec un certificat d’immatriculation dédié.

Tous risques : une couverture complète... de moins en moins rentable

Quand vous êtes assuré tous risques, vous bénéficiez de plusieurs garanties complémentaires : la responsabilité civile obligatoire, plus des garanties facultatives dont la garantie dommages tous accidents. C’est elle qui fait la différence, puisqu’elle indemnise les dommages subis par votre véhicule « au cours d’un accident, avec ou sans collision, et ce même si c’est vous qui êtes responsable » (Source : service-public.gouv.fr).

Ce que beaucoup découvrent seulement au moment du sinistre : cette indemnisation ne se calcule pas sur le prix que vous avez payé. Comme l’indique service-public.gouv.fr, l’assureur « prend en charge le coût des réparations dans la limite de la Vrade, déduction faite de la franchise ». La Vrade, c’est la valeur de remplacement de votre véhicule, fixée à dire d’expert : un montant basé sur ce que vaut votre modèle aujourd’hui, à son âge et à son kilométrage, dans la logique de la valeur argus.

Sur un véhicule décoté, l’indemnisation est plafonnée par une valeur qui baisse chaque année, tandis que la franchise, elle, ne baisse pas. Et quand le coût des réparations dépasse la valeur du véhicule, l’assureur met en œuvre la procédure du véhicule économiquement irréparable et peut vous proposer de le racheter (Source : art. L327-1 à L327-6 du Code de la route) : vous ne repartez pas avec une voiture réparée, mais avec un montant basé sur ce qu’elle vaut.

Assurance au tiers ou tous risques : ce que vous gagnez à basculer

L’assurance au tiers, c’est le minimum légal. « Tout véhicule terrestre à moteur destiné à circuler sur la voie publique doit être assuré, même lorsqu’il ne circule pas », et cette obligation porte sur la responsabilité civile, qui « couvre les dommages causés aux autres véhicules, bâtiments, piétons ou passagers » (Source : service-public.gouv.fr). Rien de plus : voici ce que couvre l’assurance au tiers.

Entre le tiers et le tous risques, il existe une formule intermédiaire souvent négligée, ce que les assureurs appellent le tiers étendu, ou tiers +. Vous gardez la base légale et vous y ajoutez à la carte des garanties facultatives, généralement le vol, l’incendie et le bris de glace. Sur une voiture qui dort dehors, ce sont exactement les sinistres qui peuvent survenir sans que vous soyez au volant, et vous les couvrez sans souscrire l’ensemble des garanties du tous risques.

Pour prendre votre décision, posez le calcul sur trois ans : additionnez vos cotisations tous risques et la franchise que vous auriez à sortir, puis comparez ce total au maximum que votre assureur pourrait vous verser si la voiture était perdue demain, c’est-à-dire ce qu’elle vaut aujourd’hui. Quand les deux montants se rapprochent, la question mérite d’être posée.

Au tiers, l’accident responsable n’est plus couvert

C’est le revers de l’économie, et la règle est explicite : celui qui est reconnu responsable d’un accident n’est pas indemnisé pour ses propres dommages.

Concrètement : vous faites une marche arrière mal évaluée contre un poteau ? Une sortie de route seul sur une chaussée mouillée ? Au tiers, un accident responsable laisse vos réparations à 100 % pour vous. Un pare-chocs, une aile et un bloc optique, et la facture grimpe vite, précisément sur le véhicule que vous aviez choisi de ne plus surassurer.

Deuxième point, souvent oublié : le malus ne dépend pas de votre formule. Le bonus-malus s’applique, quel que soit le contrat d’assurance auto, au tiers comme en tous risques. Et la majoration est de 25 % par accident responsable, 12,5 % en cas de responsabilité partagée. Économiser sur votre cotisation annuelle ne protège pas votre coefficient de réduction-majoration.

Bon à savoir

Passer au tiers ne réduit pas le risque, seulement la cotisation. L’accident responsable peut arriver à n’importe quel conducteur, et c’est exactement le sinistre que le tiers ne couvre jamais.

Les critères concrets pour trancher

Il existe trois critères qui peuvent vous aiguiller.

La valeur de votre voiture face au coût. Une fois par an, à l’échéance, comparez la cote de votre véhicule, votre cotisation annuelle et le montant de votre franchise. C’est le seul calcul qui compte, et il change chaque année, puisque la valeur argus de votre voiture ne remonte jamais.

L’usage. Une voiture indispensable au quotidien ne se traite pas comme une seconde voiture d’appoint. Si ce véhicule disparaissait demain, pourriez-vous en racheter un dans la foulée sans déséquilibrer votre budget ?

L’état du véhicule. Un entretien suivi vous met à l’abri d’une bonne partie des pannes, et il vaut la peine de bien entretenir son véhicule quand il prend de l’âge. Attention toutefois, la fiabilité ne vous protège pas d’un accident : une voiture parfaitement entretenue subit les mêmes chocs qu’une autre.

Trois questions pour vous décider :

1.Que vaut (vraiment) ma voiture aujourd’hui ?

2.Que me coûte le tous risques sur l’année, franchise comprise ?

3.Puis-je assumer seul une grosse réparation, ou le remplacement du véhicule ?

Si la réponse à la troisième est « non », le tiers seul n’est pas la bonne option. Reste une voie intermédiaire : alléger la formule, et la compléter par une protection qui prend en charge une part de ce que votre assureur vous laisse à payer.

Passer au tiers ne veut pas dire rester seul face aux réparations : sous conditions, Roole prévoit une aide aux réparations jusqu’à 500 € même en étant assuré au tiers.

L’économie oui, l’angoisse du pépin non

Passer au tiers sur une voiture décotée est une décision rationnelle, et ceux qui la prennent ont de bonnes raisons de le faire. Jusqu’au jour où un accident responsable coûte plus cher que toutes les économies accumulées.

Comment Roole complète l’assurance d’une vieille voiture

Roole s’ajoute à votre assurance auto sans y toucher : ni résiliation, ni changement de formule, juste le reste à charge en moins. C’est une complémentaire auto, et sur un véhicule âgé, elle intervient différemment selon la formule que vous avez choisie.

Si votre voiture est garantie au tiers, le Pack Zéro Franchise prévoit une aide aux réparations, plafonnée à 500 €, en cas d’accident responsable. C’est exactement le cas où votre assureur ne verse rien : la prise en charge suppose d’ailleurs de lui présenter son refus écrit, avec la facture et les photos des dommages. Le vol, la tentative de vol, le bris de glace, l’incendie et le vandalisme figurent aussi dans cette garantie, sous réserve des conditions prévues au contrat. Un véhicule endommagé en stationnement en est en revanche expressément exclu.

Si vous êtes resté en tous risques, c’est l’autre garantie qui joue : le rachat de la franchise que votre assureur déduit de son indemnisation, également jusqu’à 500 €. La liste couverte est plus large et ajoute notamment le choc en stationnement et l’événement climatique, ce dernier limité à un sinistre par année d’adhésion. Des garanties qui couvrent les sinistres typiques d’une voiture qui vieillit dehors : la grêle, le vandalisme, l’accrochage sur un parking.

Les deux garanties ne sont pas cumulables : selon votre formule, c’est l’une ou l’autre. Le remboursement intervient sous 48 heures une fois le dossier validé, l’événement climatique faisant exception avec un calendrier propre prévu aux conditions générales Roole.

Pourquoi adhérer, quel que soit l’âge de votre voiture

Le Pack Zéro Franchise se superpose à votre contrat existant, quel que soit votre assureur. Vous ne changez pas d’assurance, ni de garanties : votre contrat reste le vôtre, avec la formule que vous jugez la mieux adaptée à vos besoins. L’adhésion se fait en ligne, sans engagement, avec un délai de carence de 15 jours avant la prise d’effet des garanties, et un contrat couvre un véhicule.

Sur une voiture de plus de 10 ans, l’apport est facile à situer : plus la voiture perd de la valeur, plus la somme qui reste à votre charge après un sinistre pèse dans la facture. C’est exactement sur cette somme que le pack intervient, jusqu’à 500 € et selon les conditions prévues au contrat.

Découvrez le Pack Zéro Franchise Roole et passez au tiers l’esprit tranquille.

FAQ : Questions fréquentes sur le sujet

1. À partir de quel âge faut-il passer sa voiture au tiers ?

Aucun âge ne fait basculer : une voiture de 8 ans bien cotée peut mériter un tous risques, une autre de 12 ans non. Trois éléments décident : la valeur actuelle du véhicule, son rôle dans votre quotidien et votre capacité à absorber une grosse dépense imprévue. Reprenez les trois questions plus haut (dans la partie « Les critères concrets pour trancher »), à chaque échéance.

2. L’assurance tous risques vaut-elle encore le coup pour une voiture de plus de 10 ans ?

Oui dans deux cas : si le véhicule a conservé de la valeur (modèle recherché, faible kilométrage, entretien complet), ou s’il est indispensable et non remplaçable dans l’immédiat. Le rapport se dégrade à mesure que l’indemnisation potentielle, plafonnée par la valeur du véhicule, se rapproche de ce que vous coûtent la cotisation et la franchise réunies.

3. Comment une vieille voiture est-elle indemnisée après un sinistre ?

Sur sa valeur au jour du sinistre : l’assureur prend en charge les réparations dans la limite de la valeur de remplacement à dire d’expert, proche de la valeur argus, franchise déduite. Le prix que vous avez payé n’entre pas dans le calcul. Sur un modèle très décoté, le devis dépasse vite cette valeur, et l’assureur met alors en œuvre la procédure du véhicule économiquement irréparable, avec à la clé une proposition de rachat de la voiture.

4. Le tiers couvre-t-il mes réparations si je suis responsable ?

Non. La responsabilité civile indemnise uniquement les dommages causés aux autres. Vos propres dégâts restent intégralement à votre charge, et le malus s’applique par-dessus. Retrouvez plus de détail dans la partie « Au tiers, l’accident responsable n’est plus couvert » ci-dessus.

5. Puis-je repasser en tous risques plus tard ?

Oui. En général à l’échéance annuelle ou selon les conditions de votre contrat. Votre assureur reste libre d’apprécier le risque, et l’âge du véhicule peut peser sur sa décision comme sur le tarif.

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