Deux collaborateurs Roole devenus accompagnateurs de conduite

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Deux profils animés par la même mission
Mathieu est chef de projet sur donnezvotrevoiture.org. Maxime est réalisateur pour Roole Média. Depuis quelques mois, ils partagent une même mission : accompagner Najmeh, une jeune femme d'origine iranienne, à passer son permis de conduire. Dans le cadre du mécénat de compétences mis en place par Roole, il leur arrive de troquer leur bureau contre un siège passager pour lui offrir quelque chose d'essentiel : du temps, une présence rassurante, de précieux conseils et des heures de conduite supervisée.
Décrocher son permis de conduire en France, c'est déjà un parcours exigeant : 58,2 % des candidats réussissent l'épreuve pratique selon le bilan 2024 du Ministère de l'Intérieur. Mais quand on maîtrise imparfaitement le français, la difficulté se double d'une réalité trop souvent ignorée : les consignes, les échanges avec le moniteur, les panneaux... tout repose sur une langue qu'on n'a pas apprise dès l'enfance. Najmeh le sait mieux que personne. Arrivée d'Iran il y a quelques années, elle enchaîne les leçons d'auto-école. Mais entre les cours, elle a besoin de pratiquer. Et c’est là que Roole entre en scène.
Le mécénat de compétences, une autre façon de s'engager
Chez Roole, le soutien à la mobilité solidaire ne se limite pas aux dons financiers ni aux programmes Permis Solidaire et Donnez Votre Voiture. Il prend aussi des formes plus directes, plus humaines. C'est le sens du mécénat de compétences mis en place par la Fondation Roole : des collaborateurs mettent leur temps et leurs compétences au service d'associations ou de personnes qui en ont besoin.
Les missions sont variées : refonte de site web, formation aux réseaux sociaux, développement logiciel, conseil stratégique. En 2025, ce sont 11 collaborateurs qui se sont mobilisés pour un total de 240 heures de mécénat. Le dispositif est ouvert aux associations partenaires des programmes Roole, mais il peut aussi prendre des formes plus inattendues. Comme accompagner une personne à prendre confiance derrière le volant.
C'est précisément ce que font Mathieu et Maxime. Chacun à leur tour, ils s'installent côté passager, ceinture bouclée, prêts à guider. Une mission simple en théorie. Décisive en pratique.
“Je me sentais à l'aise à l'idée de donner des conseils sur la conduite. J'ai fait de la conduite accompagnée avec mon père et ce sont des moments dont je me souviens bien, il me donnait des conseils pertinents que je mets toujours en pratique aujourd'hui. Finalement, c'était plus un accompagnement psychologique que pratique, il a été beaucoup question de confiance en soi, de relaxation, d'anticipation, de petits conseils pour bien appréhender la route”
Maxime qui s'est porté volontaire sur la mission proposée
La conduite supervisée, mode d'emploi
Ce qu'ils pratiquent a un nom : la conduite supervisée. À ne pas confondre avec la conduite accompagnée (réservée aux jeunes dès 15 ans), la conduite supervisée s'adresse aux candidats au permis B âgés de 18 ans et plus. Pour y avoir accès, Najmeh a d'abord du réussir son code puis obtenir une attestation de fin de formation initiale (AFFI) délivrée par son auto-école.
L'accompagnateur, lui, doit remplir quelques conditions fixées par le Code de la route : détenir son permis B depuis au moins cinq ans et avoir souscrit une extension de garantie auprès de son assureur. En conduite supervisée, des limitations de vitesse spécifiques s'appliquent : 80 km/h sur route, 110 km/h sur les portions d'autoroute limitées à 130 km/h. Un signe distinctif est également apposé à l'arrière gauche du véhicule, signal visible pour les autres usagers.
Ici, pas de durée minimale imposée ni de kilométrage obligatoire à parcourir. L'objectif est simple : multiplier les situations réelles de conduite, gagner en aisance et arriver à l'examen dans les meilleures conditions. Pour quelqu'un comme Najmeh, ces sorties représentent bien plus que des exercices techniques. Elles sont aussi des moments d'échange et de confiance retrouvée.
Sur la route, quelque chose se construit
Mathieu et Maxime ne sont pas moniteurs. Ils ne se substituent pas à l'auto-école. Mais ils offrent ce que l'auto-école ne peut pas toujours donner à ses élèves : de la disponibilité, une relation de confiance, leur propre expérience de conducteurs et des heures de pratique supplémentaires dans un cadre bienveillant.
On n'avait pas trop la main sur la voiture (hormis le frein à main) donc ça m'a appris à faire confiance !
Nous partage Maxime
Najmeh avance. Les sorties s'enchaînent. Les réflexes se forgent. De l'autre côté du volant, Mathieu et Maxime découvrent une autre facette de leur travail chez Roole : celle où l'engagement ne se mesure pas en clics ni en vues ni en promesses de dons, mais en kilomètres parcourus ensemble.
Bon à savoir
Le permis de conduire en chiffres (2024)
• 58,2 % de réussite à l'épreuve pratique du permis B
• 50,7 % de réussite au code de la route — un candidat sur deux échoue
• 75 % de réussite pour les candidats en conduite accompagnée (AAC)
Source : Ministère de l'Intérieur - Bilan annuel des examens du permis de conduire 2024



